Depuis plusieurs décennies, l’idée d’un revenu universel revient régulièrement sur le devant de la scène, à la faveur des crises économiques, des mutations du marché du travail et de l’essor des nouvelles technologies.
Garantir à chaque citoyen une somme d’argent inconditionnelle, chaque mois, sans contrepartie ni justificatif pour éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités ? Sur le papier, l’idée a de quoi séduire.
Mais ce dispositif est-il réellement viable ? S’agit-il d’une solution miracle aux défis socio-économiques actuels, ou d’une utopie vouée à l’échec ? Décryptage.
Le revenu universel : définition et grands principes
Qu’est-ce que le revenu universel ? Définition
Le revenu universel de base (RUB), aussi appelé revenu de base inconditionnel (RBI) ou encore revenu d’existence, est un dispositif selon lequel l’État verse une somme d’argent à chaque citoyen de façon périodique et ce, sans condition de ressources, ni contrepartie, ni critère de mérite.
Cette mesure se veut à la fois :
- Universelle : le revenu est versé à l’ensemble de la population, quelle que soit la situation professionnelle, familiale et financière.
- Inconditionnelle : le RUB n’impose aucune obligation d’activité, de recherche d’emploi, de justificatif de revenus, ni aucune démarche particulière.
- Individuelle : il est versé à chaque individu (et non au foyer fiscal, contrairement à la plupart des prestations sociales actuelles).
Autrement dit, le seul fait d’exister et d’appartenir à la collectivité octroie, de fait, le droit de percevoir une allocation universelle de base.
Le revenu universel existe-t-il dans certains pays ?
À ce jour, aucun pays n’a mis en place un revenu universel de base à l’échelle nationale tel qu’il a été pensé, c’est-à-dire versé à l’ensemble de la population, sans condition de ressources ni contrepartie.
En revanche, plusieurs pays et territoires ont expérimenté ou adopté des dispositifs qui s’en rapprochent :
• L'Alaska verse depuis 1976 un dividende annuel (Alaska Permanent Fund) à ses habitants grâce aux revenus du pétrole. Ce dispositif, inconditionnel, est souvent cité comme l'exemple le plus proche d'un revenu universel, bien qu'il ne constitue pas une allocation suffisante pour vivre. En 2025, plus de 600 000 Alaskiens ont reçu 1 000 dollars chacun, selon le ministère des Finances de l’État d’Alaska.
• La Finlande a mené, entre 2017 et 2018, une expérimentation du revenu universel, qui a concerné 2 000 demandeurs d'emploi tirés au sort, âgés de 25 à 58 ans. Les bénéficiaires ont reçu une allocation fixe d’un montant de 560 € par mois pendant deux ans, sans condition de recherche d’emploi et même en cas de reprise d'activité. Cette initiative a finalement été abandonnée (Source : Institut Montaigne).
• Aux Pays-Bas, depuis 2016, une trentaine de villes a testé des formes simplifiées d'aides sociales inspirées du revenu de base. Celles-ci consistaient à verser des allocations sans imposer d’obligations de recherche d'emploi, pour mesurer l'effet de cette liberté sur le bien-être et la réinsertion des bénéficiaires. Les résultats ont montré que les participants se tournaient davantage vers le bénévolat, la formation et les activités créatrices, sans pour autant abandonner la recherche d'emploi. Ces dispositifs étaient toutefois réservés aux personnes déjà allocataires, et non à l'ensemble de la population (Source : Institut Montaigne).
• Au Kenya, l'ONG GiveDirectly mène depuis 2011 un programme de revenu de base visant à transférer des fonds inconditionnels aux personnes vivant dans la pauvreté. Le projet, qui a fait l’objet d’une étude depuis sa création, montre une baisse de la pauvreté, un impact positif sur l’éducation, l’égalité des sexes, l'emploi des jeunes, la sécurité alimentaire… Ce dispositif se distingue toutefois du revenu universel à plusieurs niveaux. En effet, il n’est pas financé par l’État mais par des dons privés et ne s’adresse pas à l’ensemble de la population.
• En Espagne, un revenu minimum vital (Ingreso mínimo vital - IMV) a été instauré en 2020, mais il reste soumis à des conditions de ressources et ne constitue donc pas un véritable revenu inconditionnel.
• À Stockton, en Californie, 500 $ par mois ont été versés à 131 résidents entre 2019 et 2021. Les bénéficiaires ont doublé leur taux d'emploi à temps plein et amélioré leur santé mentale et physique (baisse du stress et de l’anxiété), selon une étude de l’Université de Pennsylvanie sur le programme SEED (Stockton Economic Empowerment Demonstration).
En France, le revenu universel revient régulièrement dans le débat public, mais aucun dispositif semblable n’a été adopté à ce jour. Plusieurs propositions ont toutefois été formulées au cours des dernières années, notamment lors de l’élection présidentielle de 2017. À l’époque, le RUB a en effet connu ses heures de gloire avec la campagne de Benoît Hamon, qui proposait d’instaurer une allocation de base de 750 € par mois versée à tous les Français majeurs (Source : Le Monde).
Puis, sous Macron, le revenu universel d’activité a de nouveau été évoqué dès 2018 par le président, avec un projet de loi initialement prévu pour 2020, visant à fusionner le maximum de prestations sociales pour simplifier les démarches (Source : Le Monde). Plus qu’un revenu universel, il s’agissait plutôt d’une révision administrative. Une concertation publique a été lancée en 2019, mais la crise sanitaire a bloqué la suite des travaux, et le projet a été abandonné en fin de législature en 2022.
Plus récemment, dans le cadre du projet de loi de finances 2026, Gabriel Attal avait proposé une aide de 1 000 € à chaque naissance, sans condition de ressource, pour financer les retraites. Cette mesure coûterait environ 660 millions d’euros à l’État, selon plusieurs médias.
Pourquoi le revenu universel séduit-il autant ?
Un filet de sécurité face à la précarité
À l’échelle mondiale, 713 millions de personnes vivaient encore dans l’extrême pauvreté en 2022, soit environ 9% de la population mondiale, avec moins de 2,15 dollars par jour, d’après l’Observatoire des Inégalités.
Et selon l’Insee, 9,8 millions de personnes vivaient encore sous le seuil de pauvreté en France en 2023, soit 15,4 % de la population. Parmi elles, 2,3 millions sont des travailleurs pauvres. Il s’agit du plus haut niveau depuis 30 ans. Entre 2022 et 2023, le nombre de personnes pauvres en France a augmenté de + 7,1 % (Source : Le Monde).
→ À savoir : le seuil de pauvreté est fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. Cela correspondait, en 2023, à un revenu disponible de 1 288 euros par mois pour une personne vivant seule et de 2 705 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans (Source : Insee).
Face à un tel constat, la mise en place d’un revenu d’existence est donc tout d’abord perçue comme une réponse immédiate et concrète à la précarité grandissante de la population. Garantir un socle financier fixe et inconditionnel à chaque individu permettrait en effet à chacun de couvrir ses besoins essentiels (alimentation, logement, santé…) et ce, sans conditions ni contraintes.
Le RUB apparaît donc comme un filet de sécurité, a fortiori pour les travailleurs précaires (intérimaires, freelances, artistes, agriculteurs, apprentis, salariés à temps partiel subi…) dont les revenus fluctuent d’un mois à l’autre, et pour les publics fragilisés (étudiants précaires, parents célibataires, familles nombreuses, personnes en situation de handicap…).
Une réponse rassurante face aux mutations du marché du travail
À l’ère de la digitalisation massive et de l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle, de plus en plus de travailleurs craignent pour leur emploi. En 2023, 3 travailleurs sur 5 s’inquiétaient de perdre leur travail à cause de l’IA dans les 10 prochaines années, selon les chiffres rapportés par le journal Le Monde. Bien que cette crainte soit souvent sujet à controverse, elle est loin d’être infondée, si l’on en croit ces chiffres :
- Entre 75 et 375 millions de travailleurs dans le monde pourraient devoir changer de métier d’ici 2030 sous l’effet de l’automatisation, selon le cabinet McKinsey.
- En France, l’OCDE estimait déjà, en 2019, que 16,4 % des emplois étaient hautement automatisables et que 32,8 % des postes devraient disparaître d’ici à vingt ans (Source : Le Monde).
Toutefois, si l’IA pourrait en effet supprimer 92 millions d’emplois dans le monde, elle permettrait également d’en créer 170 millions, soit un gain positif de 78 millions de nouveaux postes, d’après le rapport 2025 du Forum économique mondial.
Les métiers les plus menacés par l’intelligence artificielle générative, l’automatisation et la robotisation sont non seulement les emplois manuels faisant l’objet de tâches répétitives (caissiers, ouvriers sur chaîne de production, agents de tri, opérateurs de saisie…), mais aussi des professions intellectuelles que l’on croyait pendant longtemps protégées, jusqu’à la démocratisation de l’IA (comptables, juristes, traducteurs, journalistes, développeurs…).
Dans ce climat d’incertitude, le revenu universel émerge alors comme une réponse rassurante, qui pourrait amortir l’impact des bouleversements à venir, et permettre aux travailleurs d’opérer leur transition professionnelle sans tomber dans la précarité.
Une simplification administrative
L’Hexagone est connu pour avoir l’un des systèmes de protection sociale les plus étendus, mais aussi les plus complexes au monde. On compte, à l’échelle nationale, plus d’une vingtaine d’aides et minima sociaux, tels que le RSA (Revenu de Solidarité Active), la prime d’activité, l’APL (Aide personnalisée au logement), l’AAH (Allocation aux adultes handicapés) pour n’en citer que quelques-uns. Chaque aide obéit à des critères d’éligibilité, des plafonds de ressources et des formalités spécifiques, et dépend d’organismes gestionnaires qui lui sont propres.
Cette myriade de dispositifs sociaux, alliée à l’opacité des démarches administratives, est un frein considérable qui a des conséquences bien réelles. En effet, un grand nombre de personnes éligibles à des aides n’en bénéficient pas, que ce soit par méconnaissance du système, par découragement face à l’ampleur des formalités ou encore par crainte de subir une certaine stigmatisation. À titre d’exemple, selon la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), pas moins d’un tiers des foyers éligibles n’ont pas recours au RSA.
Le revenu universel de base, en se substituant à ce maquis de prestations par un versement unique, automatique et inconditionnel, offrirait donc une grande simplification administrative (il n’y aurait plus de dossier à constituer, plus de justificatifs à fournir, plus de rendez-vous à honorer, plus de renouvellement annuel à anticiper…). Plus de 7 Français sur 10 considèrent ainsi que la mise en place de ce revenu minimum universel permettrait de simplifier le système d’aides sociales (Source : BVA Xsight).
Les limites et dangers du revenu universel
Derrière ses belles promesses, le revenu universel de base cache pourtant un certain nombre de limites, voire de réels dangers qu’il est important de prendre en considération.
Un financement extrêmement coûteux
La première limite (et sans doute la plus critiquée) du revenu d’existence est son coût. En effet, le versement inconditionnel d’une somme fixe à tout individu induit inévitablement des dépenses vertigineuses pour les finances publiques. Ainsi, verser 1 000 € par mois à chacun des 68 millions de Français représenterait une dépense annuelle de plus de 800 milliards d’euros, ce qui correspond à environ 28 % du PIB (Produit Intérieur Brut) français.
À titre de comparaison, les dépenses nettes de l’État en 2025 s’élevaient à plus de 441 milliards d’euros (Source : ViePublique.fr) et presque 32 % du PIB de l’Hexagone est déjà consacré aux prestations sociales (retraites, santé, chômage, minima sociaux…), ce qui fait de la France le deuxième pays de l’UE le plus dépensier en matière de prestations sociales après la Finlande et avant l’Autriche, d’après les données d’Eurostat.
Quant à la dette publique française, elle ne cesse d’augmenter pour s’élever, en 2025, à 3 416,3 milliards d’euros, soit 115,6 % du PIB (Source : Economie.gouv).
Le risque serait notamment de financer le revenu universel par une hausse de la charge fiscale, via les leviers traditionnels : une augmentation de l’impôt sur le revenu, de la TVA ou d’autres prélèvements obligatoires. Cela pourrait considérablement réduire le pouvoir d’achat de la classe moyenne et aggraver les inégalités. Tout l’inverse, donc, de l’objectif initial du revenu d’existence.
La vision libérale du “solde de tout compte”
En outre, certains courants libéraux et ultralibéraux encouragent la mise en place du revenu inconditionnel non pas pour renforcer la protection sociale, mais pour la remplacer. Leur raisonnement est le suivant : puisque chaque personne perçoit un revenu de base, l’État n’a plus à financer l’assurance chômage, la Sécurité sociale, ni les services publics subventionnés.
Le versement universel tiendrait en quelque sorte lieu de “solde de tout compte”, une somme forfaitaire en échange de laquelle chacun serait renvoyé à sa propre responsabilité individuelle pour se soigner, se former ou préparer sa retraite.
Or, un individu qui perçoit 1 000 € par mois mais qui est privé de remboursements médicaux, d’allocations chômage et d’écoles publiques gratuites se retrouverait dans une situation bien plus précaire qu’aujourd’hui. Les publics les plus vulnérables (travailleurs handicapés, familles nombreuses, personnes âgées dépendantes…) en seraient les premiers affectés.
Par ailleurs, l’emploi est un droit inscrit dans notre constitution. L’instauration d’un RUB avec un revenu proche du salaire minimum, si tant est que cela soit budgétairement possible, peut apparaître comme un renoncement à fournir un emploi décent à chaque membre de la société. Face au développement des nouvelles technologies, on acte alors qu’il ne serait pas possible de fournir un emploi à chacune et chacun et l’instauration d’un RUB pourrait apparaître comme un « solde de tout compte » à l’égard de celles de ceux que le marché aurait rejeté.
Une baisse de la production
Un autre danger souvent sous-estimé est lié au fait que le revenu de base n’est soumis à aucune condition d’activité professionnelle. Ainsi, une partie des bénéficiaires pourrait choisir de travailler moins, voire plus du tout. Cela aurait un impact direct, à la baisse, sur la production des biens et des services. Or il s’agit de la base qui permet justement de financer ce revenu universel.
En d’autres termes, dans une société où la richesse collective repose sur le travail et la production, comment garantir un revenu à tous sans fragiliser l’économie qui permet de le financer ?
Le vrai problème : le refus de l’assistanat
Il est également important de rappeler que la plupart des individus n’ont pas à cœur d’être maintenus par une allocation d’État. Ils cherchent tout simplement à vivre dignement de leur travail.
Plusieurs études mettent d’ailleurs en lumière les réticences des Français concernant l’instauration d’un revenu universel de base :
- 73% des Français considèrent le revenu universel comme une idée utopique car son coût est trop élevé et nécessiterait une hausse massive des impôts ;
- 66% pensent qu’il encouragerait l’assistanat ;
- 59% des Français estiment qu’il s’agit d’une idée plutôt injuste car les plus riches et les plus aisés n’en ont pas besoin et ne devraient pas toucher le même montant que les personnes les plus modestes ;
- La moitié des Français (50%) considère qu’il s’agit d’un projet irréaliste qui ne doit pas être appliqué ;
(Source : Ifop)
La principale critique, pour 62 % des Français, est que ce dispositif n’incite pas à travailler (Source : BVA Xsight). 6 sondés sur 10 seraient ainsi opposés au revenu universel, selon les chiffres rapportés par Les Échos.
Ces chiffres révèlent sans équivoque que pour une majorité de Français, recevoir de l’argent sans travailler est perçu comme une forme d’assistanat, voire de déclassement. C’est le « solde de tout compte » qui serait alors imposé à une large part de la population en âge de travailler. Plus qu’une simple source de revenus, le travail est d’ailleurs très souvent perçu comme un véritable vecteur d’identité, de lien social et de dignité.
Reste alors une question ouverte : si le revenu universel divise autant, comment garantir un niveau de vie décent à celles et ceux qui travaillent, sans renoncer à la valeur du travail ? D’autres pistes émergent dans le débat public. L’une d’entre elles mérite qu’on s’y attarde.
Une autre piste : revaloriser le travail plutôt que le remplacer
Et si, demain, vivre dignement de son travail redevenait la règle ? Si embaucher ne ressemblait plus à un pari risqué pour un patron de PME ? Si les métiers les plus utiles, comme l’aide à la personne, le soin, l’éducation ou l’agriculture, étaient enfin rémunérés à leur juste valeur ?
C’est ce que propose la Sécurité Économique et Sociale (SES), une proposition de loi portée par l’association ALSES. Sa logique : favoriser celles et ceux qui travaillent, et d’abord les salariés et les indépendants des classes populaires et moyennes. Pas une aide pour rester chez soi : un coup de pouce qui ne s’active qu’avec un emploi.
Voici le principe en deux phrases : chaque entreprise contribue, en proportion de la richesse qu’elle produit, à une caisse commune. Cette caisse reverse à toutes les entreprises une allocation fixe pour chaque emploi en équivalent temps plein. Aucun nouvel impôt, aucune dépense publique, et fini de creuser la dette de l’État : c’est une redistribution entre entreprises, à la manière de ce que l’Assurance Maladie a fait pour la santé.
Concrètement, à qui ça profite ?
- Aux salariés des secteurs à faibles marges (commerce, restauration, services à la personne, agriculture…) : c’est-à-dire les ouvriers, employés et travailleurs essentiels qui restent aujourd’hui les plus sous-payés.
- Aux indépendants et aux TPE, qui gagnent un socle de revenu pour absorber les mois creux et embaucher sans risquer leur trésorerie.
- Aux demandeurs d’emploi, qui retrouvent plus facilement du travail, parce que l’allocation rend chaque embauche moins risquée pour les employeurs.
- Aux classes moyennes : aucun nouvel impôt ne vient ponctionner leur pouvoir d’achat, contrairement aux scénarios de financement du revenu universel.
Là où le revenu universel propose de compenser le travail manquant, la SES choisit de récompenser celles et ceux qui travaillent, et de mieux rémunérer les emplois qui font tenir la société debout.
Sur le fond, revenu universel et SES partagent la même philosophie : mettre hors marché une partie de la valeur de la production pour la répartir sous la forme d’une allocation égale pour toutes et tous. La différence fondamentale porte sur la conditionnalité de celle-ci : sur la base de l’existence dans le premier cas, être en emploi dans la seconde en sachant que cette allocation facilitera largement les emplois.
Mais cette conditionnalité porte une question fondamentale : vaut-il mieux offrir des emplois décents à tous et toutes avec, à la clé, une production utile pour la société ou indemniser celles et ceux que le marché sans correctif aura rejeté ? En répondant à cette question, le revenu universel n’apparaît alors plus comme une solution mais comme une aspiration : celle de s’autonomiser par rapport à la notion d’emploi.
Vous souhaitez nous soutenir ? Adhérez au projet de loi SES !
